La réforme du système financier régional de l'UEMOA entamée en 1989 a franchi une nouvelle étape en 1996, avec la création de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) suivi par celle des Sociétés de Gestion et d'Intermédiation (SGI). L'objectif de cette dernière réforme est d'accroître les capacités de collecte de l'épargne et d'améliorer les structures et les conditions de financement des entreprises.
Les Sociétés de Gestion et d'Intermédiation (SGI) sont des établissements financiers qui bénéficient du monopole de la négociation à la Bourse des Valeurs Mobilières, de la tenue des comptes titres ainsi que de façon générale, de l'exécution de tout appel public à l'épargne dans la zone UEMOA.
Au Mali, sous l'impulsion de l'Association professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (APBEF), la SGI-Mali a été créée le 11 décembre 1996 par les Banques et Etablissements Financiers de la place en partenariat avec la Chambre de commerce et d'Industrie. La société à sa création a été dotée d'un capital de 200 millions de F. CFA.
Désigné en octobre 1997, le Directeur Général a pris fonction en décembre de la même année. Celui-ci a préparé et introduit la demande d'agrément de la société auprès de Conseil Régional de l'Epargne Publique et des marchés Financiers. Cet agrément a été accordé à la SGI_Mali en janvier 1998.
Ensuite, compte tenu des incertitudes de délai qui pesaient sur l'ouverture effective de la Bourse, les Administrateurs de la SGI-Mali ont préféré la prudence quant aux ccharges fixes.
C'est ainsi que même si nous avons réservé des locaux pour héberger nos bureaux dès janvier 1998, nous n'avons procédé au recrutement du personnel qu'après l'ouverture effective de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) en sptembre 1998.
Le Directeur Général a donc participé seul aux programmes de formation proposé par la BRVM, la BCEAO et la Banque Mondiale. Il a en outre effectué un stage pratique dans une société de Bourse.
L'activité réelle de la SGI-Mali n'a démarrer que le 02 janvier 1999.
Courant 2001, la cession des activités détenues en portage par la BMCD a consacré l'élargissement de l'actionnariat de la SG-Mali à d'autres institutionnels comme l'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), la SONAVIE, etc. En juin de la même année, est intervenue une augmentation de capital qui a porté le capital de la société à 250 millions.
Concernant le volume des activités, le portefeuille détenu en conservation dans les livres de la SGI-Mali, qui a longtemps stagné à environ 3 milliards de 1999 à 2000, s'est établi à environ 8 milliards au 31/12/2001. Le chiffre d'affaire a adopté la même courbe d'évolution en passant de 30 millions le 31/12/99 à 90 millions à la fin de l'exercice 2001.
|